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Ouan, tou, tri, viva l’Algérie !

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Je viens de lire une news très particulière et très intéressante concernant Internet et l’Algérie. Figurez-vous que pendant toute la période du passage du bac en Algérie, les autorités ont décidé de suspendre Internet pendant la première heure de chaque épreuve. Les téléphones, tablettes et tout autre objet connecté sont également interdits dans les centres d’examens. Peut-être que certains vont en profiter pour crier à la censure ou brandir des slogans féministes qui comme d’habitude n’ont aucun rapport mais au final je trouve que cette initiative n’est pas mauvaise. Pour ceux qui n’ont pas bossé ou révisé, un retour aux bonnes vieilles méthodes de triche n’est pas si mauvais que ça; n’oublions pas non plus que cette directive risque sérieusement de rendre les candidats à la triche un peu plus créatifs, ce qui ne leur fera pas plus de mal que de s’abrutir devant les réseaux sociaux avec leur « doudou » connecté. 🙂

Contrairement à la France, le gouvernement algérien n’y est pas allé de main morte pour combattre la triche pendant la période des examens. Comme je vous l’écris plus haut, il a décidé de couper l’accès à Internet pour les connexions mobiles et fixes pendant une heure après le début de chaque épreuve. Cette mesure sera effective jusqu’au 25 juin, date de la fin des épreuves du baccalauréat. Le gouvernement est même allé plus loin en bloquant l’accès à Facebook dans tout le pays jusqu’à la fin de session des examens. Le but premier est d’éviter le scandale de 2016, rappelez-vous : les sujets avaient fuité en ligne avant et pendant les épreuves, ce qui a permis aux retardataires et à tous les cancres d’en profiter. Les épreuves avaient par la suite été annulées et des dizaines de milliers de candidats avaient dû les repasser.

L’année dernière, le gouvernement algérien avait pris des mesures beaucoup moins drastiques. En effet, les autorités avaient demandé aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès aux réseaux sociaux, ce qui n’avait pas empêché les fuites. Les retardataires avaient également été refusés des centres d’examens. Mais ils étaient si nombreux qu’il a été nécessaire d’organiser une session de rattrapage. C’est pour cette raison que cette année, les objets connectés sont interdits dans les 2108 centres d’examens. Cette interdiction concerne les candidats mais aussi les professeurs, les surveillants et les membres du personnel administratif. Des détecteurs de métaux ont même été prévus pour les candidats, c’est vous dire !

Ce n’est pas fini, ils ne font pas semblant en Algérie, des moyens importants ont aussi été prévus concernant la protection des sujets. Ainsi, des caméras de surveillance et des brouilleurs de télécommunications ont été installés dans les centres d’impression des sujets. Vu la manière dont le passage du Bac est protégé en Algérie, je me demande bien si un jour celui-ci aura plus de valeur que celui qui est passé en France. Dans notre pays chaque année de passage du Bac il y a toujours des soucis de fuites, tricheries, etc. liées aux nouvelles technologies…
 

 

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